publié le 6 décembre 2022

K-clinique : Escarre talonnière

CONTEXTE PATHOLOGIQUE

Mr P. âgé de 83 ans est un patient polyvasculaire et diabétique non insulino-dépendant : triple pontage coronarien en 2011 et amputation du membre inférieur à droit à mi cuisse. Il a constitué une escarre talonnière gauche dans les suites, qui n’évolue pas depuis. Il a bénéficié d’une angioplastie tibiale antérieure et péronnière gauche en décembre 2011, qui n’a pas amélioré les choses.

Le dernier écho-doppler des MI de mars 2013 retrouve une artérite sévère du membre inférieur gauche (tibiale antérieure et péronnière grêles, tibiale postérieure nonperçue).

Le patient est appareillé et se déplace avec deux cannes ou en fauteuil roulant.

L’escarre est vue pour la première fois le 15 mai 2013. La plaie présente un fond fibreux avec un bourgeonnement atone. Elle mesure 1,6 cm sur 0,8 cm et est légèrement creusante avec une hyperkératose périphérique (corne). Les soins sont bien réalisés. La corne est bien enlevée régulièrement. Le patient a eu de nombreux pansements. Le dernier protocole pansement comprend de l’URGOSTART® appliqué tous les deux jours. Le talon est bien en décharge avec une chaussure orthopédique temporaire (type SANITAL®) Le pansement URGOSTART® est remplacé par un AQUACEL FOAM ® adhésif + 2 couches d’AQUACEL® pour renforcer l’absorption. Il est changé tous les deux jours.

 

TRAITEMENT

Pic 1W, pulsée, dose de 4J/cm2, longueurs d’ onde : 660 nm + 800 nm + 905 nm

une séance tous les 15 jours 1 min sur la plaie en point fixe

Phases du programme total utilisé :

 

protocole escarre talonnière

 

On constate un début de bourgeonnement à 15 jours. La taille de la plaie commence à se réduire au bout d’un mois et demi. La cicatrisation complète est obtenue mi septembre. Le patient aura fait 5 séances + une dernière séance un mois après.

 

CONCLUSION

Malgré une décharge talonnière et des soins corrects, le patient présentait une plaie stagnante depuis 2 ans sur un terrain d’artérite sévère des membres inférieurs. La laser-thérapie a permis une cicatrisation complète au bout de 3 mois et demi avec 6 séances relativement espacées.

On peut supposer qu’en rapprochant les séances à une à deux fois par semaine, la cicatrisation aurait été encore plus rapide. Le cube 4 contribue à relancer le processus de cicatrisation et accélère la vitesse de cicatrisation.


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